Rénovation d'un appartement haussmannien dans le 11e
Cinquante-quatre mètres carrés parisiens, remis à neuf sans effacer 1890.
Le point de départ
Un deux-pièces de 54 m² au quatrième étage sans ascenseur, rue de la Folie-Méricourt. Immeuble de 1890, 3,20 m sous plafond, moulures et corniches d’origine, parquet point de Hongrie sous un lino collé des années 60.
L’appartement n’avait pas été rénové depuis quarante ans. Électricité vétuste, une salle d’eau minuscule installée dans un ancien cabinet de toilette, et une cuisine borgne de 5 m² fermée par une cloison en brique plâtrière.
Ce que nous avons fait
Le projet reposait sur une idée simple : rendre la lumière à la cuisine sans supprimer la séparation. La cloison a été abattue et remplacée par une verrière d’atelier en acier de 2,40 m de large, fabriquée sur mesure par un serrurier lyonnais et montée en deux modules pour passer par la cage d’escalier.
La salle d’eau a été agrandie de 1,8 m² en prenant sur le couloir. Son éloignement de la colonne d’évacuation a imposé une pompe de relevage, avec le coffrage acoustique qui va avec — un poste que nous chiffrons toujours à part, car il change le confort d’usage.
Les moulures ont été décapées, les manques restitués au staff, et les corniches reprises sur les deux pièces principales.
La difficulté
La logistique, comme toujours à Paris. Quatrième étage, pas d’ascenseur, rue étroite sans possibilité de benne. Tous les gravats — 4,2 tonnes — sont descendus en sacs de 25 kg. Toutes les fournitures sont montées à la main.
Cette contrainte représentait 11 % du budget total et figurait au devis dès l’origine, avec un plan de rotation des équipes et une réservation d’emplacement auprès de la mairie du 11e pour les jours de livraison.
Le parquet point de Hongrie, lui, était collé au bitume sous le lino. Le décollage a demandé neuf jours de travail manuel, avec 6 % de lames trop abîmées pour être conservées et remplacées par du chêne ancien de récupération.
Le résultat
Douze semaines de chantier, piloté par un conducteur de travaux présent sur place, avec des équipes venues de Toulouse par rotations de trois semaines.
L’appartement a conservé son parquet d’origine, ses moulures et sa hauteur sous plafond, avec une électricité aux normes, une isolation acoustique sur mur mitoyen et une cuisine qui reçoit enfin la lumière du sud.
Cette réalisation relève de notre pôlerénovation second œuvre.
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