Albi partage avec Toulouse sa matière première : la brique foncée. Elle partage aussi ses pièges. Un mur ancien en terre cuite hourdé à la chaux absorbe l’humidité et la restitue par évaporation. Bloquer cette respiration avec un enduit ciment ou un isolant étanche, c’est provoquer du salpêtre à l’intérieur et l’éclatement des briques à l’extérieur.
À cela s’ajoute une contrainte spécifique : la cité épiscopale est classée au patrimoine mondial, et une large part du centre relève d’un périmètre de protection. L’Architecte des Bâtiments de France y donne un avis conforme sur tout ce qui se voit depuis la rue. Cela ne rend pas les projets impossibles, mais cela impose de les concevoir dans le bon ordre : consulter d’abord, dessiner ensuite.
Nous organisons nos chantiers albigeois par campagnes plutôt qu’au coup par coup, avec des équipes qui montent pour la durée des lots. Le délai de démarrage est un peu plus long qu’à Toulouse. Le suivi, lui, est identique.