Ouverture d'un mur porteur à la Côte Pavée
Un mur de refend en brique pleine ouvert sur 3,20 m, poutrelle laissée apparente.
Le point de départ
Une maison toulousaine de 1932 à la Côte Pavée, achetée par un couple qui souhaitait ouvrir la cuisine sur le séjour. Le mur concerné faisait 32 cm d’épaisseur, en brique pleine hourdée à la chaux, et se prolongeait à l’identique à l’étage.
Autrement dit : un mur de refend porteur, reprenant le plancher bois de l’étage et une partie de la charpente.
Ce que nous avons fait
Le bureau d’études a établi la descente de charges et dimensionné un IPN 220 sur une portée libre de 3,20 m, avec deux massifs d’appui en béton armé coulés dans l’épaisseur du mur.
Le chantier s’est déroulé en cinq phases :
Semaine 1 — Étaiement. Une file d’étais métalliques de part et d’autre du mur, reprenant les solives du plancher haut sur bastaings répartiteurs. C’est la phase la plus critique, et la moins spectaculaire.
Semaine 2 — Massifs d’appui. Percement des logements, ferraillage et coulage des deux massifs. Sept jours de séchage avant de pouvoir charger.
Semaine 3 — Ouverture et pose. Ouverture par demi-largeurs successives, glissement de la poutrelle, calage au mortier expansif sans retrait.
Semaine 4 — Dépose des étais. Après vérification du calage et transfert de charge progressif. Aucun désordre relevé sur les enduits de l’étage.
Semaine 5 — Finitions. Reprise des enduits à la chaux hydraulique naturelle sur les tableaux, décroutage et rejointoiement de la brique laissée apparente en jambages.
La difficulté
Le mur contenait une colonne d’alimentation en eau et deux gaines électriques encastrées, non signalées sur les plans et découvertes au percement des massifs.
Nous avons présenté un avenant de 1 350 € pour leur déplacement, signé avant exécution. C’est exactement le type de découverte qu’un devis honnête ne peut pas anticiper et qu’un devis malhonnête utilise comme levier.
Le résultat
Cinq semaines, un avenant, et une poutrelle laissée apparente et peinte en gris graphite à la demande des propriétaires. Ce choix a permis de conserver l’intégralité de la hauteur sous plafond, soit huit centimètres qui auraient été perdus dans un coffrage.
La cuisine et le séjour forment aujourd’hui une pièce de 38 m² traversante.
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